Jour 26 13 août

Lundi 13 août, Grande Vallée,  51 km en 4 h 30.

Une belle étape de vélo. Parti à 6 h je suis arrivé à 12 h après 4 h 30 sur le vélo. Une route belle mais dure, j’ai marché 5 fois en poussant le vélo en général sur des distances courtes mais sur des pentes supérieures à 12%. La route est rarement au bord de la mer et l’arrière pays est tourmenté. Les villages au bord de l’eau sont jolis.
Les haltes en bord de route sont nombreuses et agréables. J’y trouve de l’eau et une table pour manger un morceau. En cours de route j’ai mangé trois fois et à 13 h je suis au restaurant car hier j’ai mangé pâtes à midi et pâtes le soir.
Ce matin le ciel était brumeux, en route j’ai vu le soleil mais maintenant la brume l’emporte à nouveau. Avantage il ne fait pas chaud.
Dans le camping de Grande Vallée j’ai un emplacement à l’abri du vent. Mon voisin à une grande voiture et il a accepté de me charger demain matin pour me monter au sommet de la côte de la Madeleine. J’évite ainsi 1 h 30 à 2 h de marche en poussant le vélo…

Jour 25 12 août

Dimanche 12 août,  Anse à Valleau,   33 km en 3 h 39 !

Étape courte mais sportive, moyenne inférieure à 10 km/h.
Une montée de 1 km à 10%, une descente symétrique, 1 km de plat et on recommence. Deux montées un peu plus longues ou un peu plus raides sont terminées en poussant le vélo. Mais le cycliste est en forme, le mollet efficace, le souffle bon et le moral excellent. De plus il faut beau et en bas des descentes il y a un joli petit village avec souvent un petit port.
Mon guide annonçait que la route verte était interrompue sur 80km, mais pour le moment rien n’a changé, la sur-largeur est excellente et la circulation faible. Arrivé au camping à 11h je vais motiver une sieste car demain l’étape s’annonce dure, au jour d’aujourd’hui j’ai monté 530m, demain j’en monte 720.

Jour 24 11 août

Samedi 11aout, Anse au Griffon, 49km

Cette nuit j’ai été réveillé par le froid. Je me suis habillé et rendormi. Lever à 5 h, le soleil va arriver mais il ne fait pas chaud ! Petit déjeuner tranquille car mon emplacement possède une table. Une poubelle abrite mon réchaud du vent, à moi le café. Pour la première fois depuis longtemps j’ai des voisins proches et je me prépare en essayant d’être silencieux. Sur la route il fait bon et je quitte rapidement ma polaire. La route longe la mer, les vues sont belles même si quelques montées demandent de l’énergie. Ensuite je traverse le parc national du Cotillon en suivant le  » Chemin de Portage  » qui est réservé aux cyclistes et aux piétons. C’est un chemin non revêtu mais en bon état. 1 h 30 de calme, je n’y ai croisé que 4 cyclistes. Une montée raide au début car je traverse une péninsule, la suite est calmement vallonnée. La forêt est un mélange de feuillus et de conifères.
Lorsque je retrouve l’océan, le camping n’est pas loin. Il était complet mais une réservation vient d’être annulée. L’emplacement 45 est pour moi. Je suis installé dans les bois donc à l’abri du vent qui souffle fort. La mer moutonne. J’espère que demain il sera calmé car je vais l’avoir de face…
 

Jour 23 10 août

Vendredi 10 août. Gaspésie. 54 km

Hier il a plu de 8 h à 19 h… Mais ce matin le soleil brille. Pendant quelques jours les étapes vont être courtes car je suis dans la partie difficile et je vais de camping en camping.
Départ à 7h  après une très bonne nuit. Il fait frais car la route est encore humide. Route agréable car la circulation est maintenant faible. La campagne est totalement boisée et toute agriculture a disparu. Au sommet des côtes les vues sur la mer sont belles.
Bonne matinée de pédalage sur une route assez tourmentée mais les pourcentages restent humains.
A Gaspé je suis dans un petit camping sympa avec vue sur la mer. L’herbe y est belle et régulièrement tondue. A l’accueil il y a la présentation d’une belle collection de mouches. Je suis au pays du saumon !
 

jour 22 9 août

Jeudi 9 août,  41km, Barachois

La météo du jour est pessimiste, réveillé à 5h je décide de commencer par plier mon matériel qui est encore sec avant d’aller manger dans la salle commune. Entre 6 et 7 h j’hésite. Hier j’ai longuement discuté avec Pierre Alexandre et Raphaëlle deux jeunes cyclos campeurs canadiens. Nous avons décidé de suivre la route 132 qui présente une méchante côte mais qui est beaucoup plus courte que l’autre route qui traverse un parc naturel.
A 7 h la pluie n’étant pas là nous décidons de démarrer. La côte à la sortie de Percé ne nous a pas déçu. Nous avons marché tous les 3 mais ils sont arrivés en haut bien avant moi et je ne les ai pas revu.
La pluie s’est rapidement installée, d’abord fine puis de plus en plus forte. Deux arrêts à l’abri m’ont permis de manger mais la route devient dure. Les côtes sont faciles mais la route est trempée et les voitures projettent beaucoup d’eau. Lorsque je décide de m’arrêter à la première occasion, il me faudra rouler encore une heure pour trouver un motel où je suis maintenant à l’abri. La pluie est maintenant régulière.
Mon anorak m’a bien protégé et mes bagages sont à peu près secs.
Après midi farniente en espérant que demain le soleil sera de retour.
Bilan de cette troisième semaine de vélo.

Avec 432 km il est positif. J’ai aussi vu quelques jolis paysages le long de la mer, à Percé et aujourd’hui. Les Canadiens sont toujours accueillants même si leur français me trouble parfois. Ils commencent à montrer leur étonnement lorsqu’ils comprennent que j’arrive de Montréal à  » bicycle » comme ils disent en parlant de mon vélo.
 
 

Jour 21 mercredi 8 août

Mercredi 8 août, Percé, 55 km

Une belle étape tranquille le long de la mer avec de nombreux arrêts pour boire, manger ou sans motif. Quelques belles côtes quand même.
Hier soir j’ai eu un peu de pluie mais ce matin le ciel est bleu ce qui change beaucoup de choses.
Le rocher de Percé est joli mais la ville est très touristique. La rue principale est une suite de campings, motels, hôtels et restaurants. Il y a même des calèches et on peut survoler le rocher en hélicoptère. Pauvres oiseaux qui y nichent.
J’ai été doublé par trois groupes de cyclistes en vélo de route, suivis chacun par une grosse voiture qui assure la sécurité arrière. On ne roule pas dans la même catégorie mais les  » bonjour » sont chaleureux. Je croise aussi d’énormes camions qui transportent une pâle d’éolienne. Immense.
Demain matin je commence par une grosse côte dont tour le monde me parle. La pente est annoncée à 15% mais on ne monte qu’à 150m. On verra. Par contre je n’ai pas de camping en vue. Là aussi on verra demain.

jour 20 mardi 7 août

Mardi 7 août.  Chandler.  66 km

5 h de vélo entre 6 h et 12 h pour faire 66 km. L’étape a été dure avec sur plus de 30 km une suite de montées longues de 1 km mais raides. À 6 km/h il me faut 10 min pour en monter une et 2 min pour la descente symétrique. Pendant 3 h j’ai eu l’impression de ne faire que monter.
J’ai eu du mal à trouver le camping de Chandler. Situé loin de la route principale, il est en bordure de mer avec une plage de sable.
Hier avec la pluie qui menaçait on m’avait proposé de m’installer dans la  » salle commune  » du camping. Finalement j’y ai dormi sur mon matelas et ce matin le départ à été rapide car je n’avais pas déballé grand chose.
Je suis à nouveau parti dans le brouillard, j’ai un peu vu le soleil puis le ciel s’est bouché et maintenant il pleut doucement. Mais la tente est montée, mes bagages sont à l’abri et je mange de la morue au restaurant.
Le camping était complet mais j’ai pu négocier un petit coin d’herbe où planter ma tente.
Après midi repos et demain petite étape jusqu’à Percé.

Jour 19 6 août

Lundi 6 août   51 km. Saint Godefroy

Étape courte et facile, au delà il faut faire 55 km de plus pour trouver un camping, ce sera pour demain.
Réveil à 5 h 30, en réalité il n’est que 4 h 30 car mon réveil s’est mis à l’heure du New Hamshire situé de l’autre côté de la baie.
Route presque plate souvent en bordure de la mer. Quelques beaux paysages. Dans la campagne j’ai croisé un chevreuil et sur la route j’ai vu un porc épic qui venait d’être tué par une voiture. J’ai été rattrapé par une cyclo campeuse jeune et affûtée. Elle m’a laissé sur place après cinq minutes d’échange.
Le camping municipal de Saint Godefroy est petit et sympa, situé au sommet d’une falaise qui domine la mer. J’ai profité du temps libre et du soleil pour faire une grande lessive. Mon short utilisé depuis 20 jours à fait un joli jus…

Jour 18 5 août

Dimanche 5 août,   68 km, Caplan

J’ai enfin retrouvé soleil et la chaleur. Après la pluie d’hier soir ma tente est pliée mouillée.
Route variée avec de beaux passages plats le long de la mer mais aussi quelques belles montées dès qu’on s’en éloigne.
Les collines sont très boisées et les plages recouvertes de troncs d’arbres. Les rivières qui arrivent à la mer doivent par moments être de vrais torrents.
J’ai rattrapé un cyclo campeur qui m’a donné quelques renseignements sur le route future. Il m’annonce quelques côtes très dures vers l’extrémité de la Gaspésie. On verra.
J’avance toujours bien mais pour le moment là Gaspésie est un peu décevante. Heureusement mon but premier est de pédaler et là je ne sais pas déçu.

jour 17 4 août

Samedi 4 août, 71 km camping à Nouvelle.

Dans un bon lit j’ai dormi de 20 h à 5 h…
Un épais brouillard cache les montagnes mais la route est sèche. Petit déjeuner sur la terrasse avec préparation du café dans la salle de bain. Pas légal mais dehors il y a du vent.
Départ un peu avant 7 h, le brouillard est toujours là mais avec l’éclairage du vélo, mon protège bagages orange et mon gilet jaune je suis bien visible car au niveau de la route on y voit à plus de 100 m. Le brouillard se lève vers 8 h 30 pour montrer un ciel gris qui durera tout le jour, mais pour le moment je n’ai pas eu de pluie
Après 20 km le long de la rivière Matapédia je retrouve l’océan au fond d’une baie. La route est variée avec de longues portions plates mais aussi quelques montées toujours suivies d’une descente.
J’ai rencontré un couple de cyclos canadiens qui. voyagent légers en allant d’hôtel en hôtel.
Les paysages sont variés avec de belles forêts sur les collines mais le soleil manque.
Dans cette zone touristique la route 132 propose de nombreux parkings bien aménagés où je peux trouver de l’eau.
Une bonne étape où j’ai passé le cap des 1000 km.